A crever la
gueule ouverte
Assoiffé de ton sang
A prier des vierges muettes,
Des infimes, des puissants,
Attendre que tout s’arrête
Par la mort des amants…
A vivre dans mes secrets
Isolé de leurs mots
Toucher la hyène des regrets
Et caresser sa peau
Pour me faire dévorer
Par la haine de ses crocs
Je suis toujours là
Rien n’a changé je crois
Tu vois…
Mais je n’te dirai pas
Que je n’aime que toi
Je sais pas…
A me classer poussière
A ma place dans ce monde
En hurlant ma colère
Dans le fracas d’une bombe
Et regarder par terre
A chaque fois que je tombe
A trop vouloir agir
Mais sans savoir comment ?
Toujours penser au pire
Tuer le bon dénouement
Et rechercher ton sourire
Désormais si loin pourtant
Je suis toujours là
Rien n’a changé je crois
Tu vois…
Mais je n’te dirai pas
Que je n’aime que toi
Je sais pas…